Letter for the Fête de fin d’Année 2013

(n.b. English translation follows)

Chers partenaires du Rosey,

Nous ne saurions vous remercier à égale valeur, seul Dieu le tout puissant et le tout miséricordieux se chargera de vous récompenser à juste titre. Vous avez atteint le summum de l’humanisme et le sens suprême de l’humanité.

J’ai vu de mes propres yeux des parents d’élèves et des professeurs pleurer à grandes larmes recevant leurs sacs de riz et les frais de transport ainsi que les frais de condiments lors des deux cérémonies de don du fait qu’ils ne s’attendaient pas à ces dons, surtout à cette période pénible et cruciale dont traversait le Mali.

Et j’ai vu aussi nos petites sœurs et petits frères, qui grâce à vous, arrivent à manger à sans satiété et qui sont transportés gratuitement de l’école jusqu’à leurs domiciles sans encombre ni risque d’accidents de circulation, qui sont le chapelet quotidien de nos élèves. C’est dire que grâce à vous, nos petits frères et sœurs ont la vie sauve tous les jours ouvrables et ont la garantie de la sécurité alimentaire, qui est le seul gage d’une bonne instruction et de bonne éducation.

En Afrique, l’on a l’habitude de dire « qu’Un homme qui a faim, n’est pas un homme libre » et « qu’Un ventre vide n’a point d’oreille ». Imaginez cet adage appliqué à une petite enfant en temps de guerre dans un Mali martyrisé par cette honteuse crise.

Par et à travers vos aides et soutiens matériels, financiers et techniques, le Complexe Scolaire Rosey Abantara constitue le parangon et la vitrine de l’école malienne dans tous ces aspects.

Un grand Merci éternel à vous.

Kamissoko Senin
Professeur d’Espagnol au Complexe Scolaire Rosey Abantara, Bamako Mali
le 20 juin 2013

 

English translation of the above letter:
My dearest Rosey partners,

It would be impossible to thank you commensurately for your aide, only God the All-Powerful and All-Merciful can undertake to offer you just recompense. You have reached the pinnacle of humanitarianism and the supreme meaning of humanity.

I have seen with my own eyes our students’ parents and teachers crying great tears during the two gifting ceremonies as they received their bags of rice and the money to defray transportation costs. They were not expecting these gifts, especially during this painful and critical time which Mali is experiencing.

I have also seen our little brothers and sisters who, thanks to you, are able to eat their full and who are ferried freely between their homes and the school without the risk of traffic accidents, which are otherwise a daily worry for our students. That is to say that, thanks to you, our little brothers’ and sisters’ lives are saved every single working day, and that they are guaranteed food, which is the only guarantee of good instruction and a good education.

In Africa, we say that “when a man is hungry, then is he not free” and that “an empty stomach has no ear.” Imagine how these adages apply to a small child in a time of war in a Mali martyred by this shameful crisis.

Through your assistance and support, material, financial and technical, the Rosey Abantara School has become in all respects the epitome of what a Malian school should be and the showcase of what it can be.

My great and everlasting thanks to you all.

Kamissoko Senin
Spanish teacher, Rosey-Abantara School, Bamako, Mali

Message du directeur general, Rosey-Abantara:

Au Mali tout va bien.
Nous terminâmes avec le Bac Malien session juin 2013. Qui s’est tenu du 11 au 14 juin respectant toutes les promeses d’ organisation.
Ce matin, a debuté sur toute l’etendue du teerritoire malien sauf à KIDAL, Gao, Tombouctou bien sûr, le Brevet de Technicien.

Nouradine Ousmane, le directeur général Rosey-Abantara

Nouvelles du directeur general, Rosey-Abantara

Il faut vraiment conjuguer les efforts pour que nos actions de tous les jours ne soient pas vaines.

Nous sommes entrain de faire les compositions du dernier trimestre(les classes de terminales) dans les mêmes conditions que le Baccalauréat Blanc organisé avec le Lycée Biya.

Cette étape dépassée, dès le Lundi on va entamer les révisions avec des emplois du Temps spéciaux donnant plus de temps aux enseignants.

Pour votre rappel, les dates des examens sont fixés comme suit:

– DEF     du 05 au 07 juin 2013

– BAC     du 11 au 14 juin 2013

Nouradine Ousmane, le directeur général Rosey-Abantara

Letter 8 from Rosey-Abantara

Le message de la semaine:
  19 March 2013
Bonjour chers fidèles lecteurs, 

Cette semaine à Rosey, il n’y a pratiquement pas de nouvelles particulières sauf que nous sommes sérieusement agacés par les coupures intempestives de l’électricité depuis cela fait un mois. Ce qui perturbe un peu le bon déroulement des cours surtout les cours d’informatique. Et aussi, une extrême chaleur la nuit comme de jour.
Pour finir, il faut aussi dire que nous, professeurs, sommes en train de corriger les feuilles des grands devoirs organisés du 9, 16 mars 2013 et la dernière séance de grands devoirs aura lieu ce vendredi 22 mars 2013. Les congés sont prévus pour le 23 Mars au lundi 1 Avril 2013.

Amicalement votre,
Kamissoko Senin
professeur d’espagnol
Rosey-Abantara, Bamako, Mali

Letter 7 from Rosey-Abantara

l’information de la semaine à publier
Bonjour chers amis et partenaires
Il faut dire que cette semaine à Rosey-Abantara a été très mouvementée et jalonnée de d’évènements inhabituels. Elle a été marquée par la sortie des élèves par le comité de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM). Il faut dire que c’est suite à de multiples tentatives qu’ils ont pu faire sortir nos élèves. 
La cause exacte de cette honteuse grève qui a conduit à la sortie massive des élèves de tous les établissements est que le comité AEEM, vu les conditions précaires, le non paiement des bourses et trousseaux, les nouvelles conditions d’attribution des bourses, la non inscription de certains élèves depuis la rentrée, la gestion des parkings universitaires et des campus par le comité AEEM sont les revendications exactes qui ont conduit les Etudiants du Mali plus précisément ceux de Bamako, a observé une grève de quarante huit(48h), c’est-à-dire la cessation des cours, d’abord du lundi 4 Mars au mercredi et du mercredi 6 mars au vendredi 8 mars 2013. Cette grève a dans la foulée, entrainé la sortie des élèves de tous les établissements scolaires et universitaires.
C’est ainsi que certains étudiants se sont présentés à la Direction du Complexe Scolaire Rosey Abantara le jeudi 7 mars 2013 dans la matinée (8h15mn), demandant à la direction de libérer les élèves puisque c’était le mot d’ordre donné par le comité AEEM. Suite à d’intenses négociations et échauffourées, L’administration et le comité AEEM ont trouvé un point d’accord. Nous leur avons dit qu’ici à Rosey, il ya de nombreux enfants et nous ne prendrons aucun risque pour la vie d’un enfant. Si les élèves devaient sortir cela serait dans l’ordre c’est-à-dire les grands (lycéens) d’abords et en suite sous nos escortes les tous petits et cela dans le calme et la tranquillité sans embrouille. Cela s’est heureusement déroulé comme prévu. Il n’ya eu aucun incident majeur sauf que l’attente de certains parents d’élèves pour chercher leurs enfants fut très longue et harassante.
En dépit de cet état de fait, nous avons pu tout de même organiser les grands devoirs le samedi 9 mars 2013 (8h-12h) pour les classes de 10ème, 11ème et de toutes les classes de Terminales puisque ces devoirs étaient déjà programmés et que le samedi aussi est un jour non ouvrable.
C’est suite à une déclaration télévisée hier Dimanche 10 mars 2013 à 20 heures précises, heure de Bamako, que le comité de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) sous l’égide du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, a levé le mot d’ordre de grève, appelant ainsi les élèves et étudiants du Mali, à reprendre les cours ce lundi 11 mars 2013 dans tous les établissements scolaires et universitaires.
Donc, depuis hier lundi 11mars 2013, les cours se déroulent normalement actuellement à Rosey-Abantara, Bamako sans encombre ni disconvenances.
Kamissoko Senin
Professeur d’espagnol Rosey- Abantara, Bamako, Mali
Merci à tous

Letter 6 from Rosey-Abantara

Message de la semaine:  5 March 2013

L’actualité ici à Rosey-Abantara Bamako, est marquée par la grève des étudiants (universitaires) qui a entrainé dans la foulée une sortie des élèves dans la quasi-totalité des établissements scolaires surtout de la rive gauche. La grève s’étend sur une durée de deux jours, c’est-à-dire du lundi au mercredi de cette semaine. nous ignorons la motivation réelle de cette grève.
Ainsi, à Rosey Abantara, nous avons par avance pris des mesures sécuritaires tant internes qu’externes afin de protéger tous les élèves de la Petite enfance jusqu’au lycée ; et nous avons par cette occasion, pu éviter la sortie de nos élèves même si les autres écoles ont fermé les portes et libéré les élèves.
Donc, jusqu’à preuve du contraire cette semaine, les cours se déroulent parfaitement bien ici à Rosey-Abantara mais nous n’avons pas lésiné sur le dispositif sécuritaire tant interne qu’externe. 

Merci et très bonne semaine à tous,

Kamissoko Senin

Professeur d’espagnol à Rosey-Abantara, Bamako, Mali

Letter 5 from Rosey-Abantara

Message de la semaine: 
De l’état d’esprit des élèves du Rosey-Abantara de Bamako

Chers amis et partenaires du Rosey-Abantara Bamako, Mali, d’ici et d’ailleurs, par ces mots, veuillez trouver ici nos distinguées salutations et fraternelles.
Les élèves surtout ceux des Classes de Terminales sont un temps soit peu pétris des sentiments d’anxiété, de peur et d’espoir dans les jours qui viennent.
Ces sentiments d’anxiété et de peur s’expliquent par le fait que l’état actuel du Mali, les chamboulements intervenant de jour en jour, des perturbations et surtout les grèves intempestives au niveau des écoles supérieures (universitaires et instituts), la vétusté des locaux, le manque de formateurs qualifiés et la panoplie des écoles supérieures qui voient le jour ; tout ceci crée une confusion quant aux choix des filières par les élèves. Toutes ces situations font que les élèves sont un peu sceptiques de l’amélioration de la situation au Mali. Pour ce faire, la plupart des élèves que nous avons ici surtout en Terminales ne souhaiteraient pas continuer les études supérieures au Mali. Tous rêvent d’aller dans d’autres pays considérés comme stables et dont les conditions sont meilleures et favorables aux études. Ces sentiments d’inquiétudes peuvent aussi s’expliquer par le fait que la vie ici, au Mali et surtout à Bamako actuellement, devient de plus en plus une vie sous surveillance marquée par le ralentissement des activités économiques, de la morosité de la vie et le flux des personnes déplacées de guerre du nord vers Bamako est considérable ; la chasse à l’homme(les patrouilles et contrôles d’identité) que nous subissons par les forces de défense et de sécurité le jour comme la nuit, sont autant de difficultés que nous traversons ici actuellement.
Mais, nous constatons aussi chez certains élèves des sentiments d’indifférence peut-être dû à leur jeune âge de l’état actuel du pays, de leur gaieté quotidienne et de leur insouciance. Alors que chez certains élèves mêmes tout petit, sont écœurés de la situation qui perdure et qui les agace, n’hésitant pas parfois à montrer leur hargne et qui pensent surtout que cette nébuleuse guerre compromettrait leur avenir au Mali.
A Rosey-Abantara, Bamako, nous recevons et continuons de recevoir chaque moment des élèves déplacés (hommes et femmes) qui le plus souvent sont démunis, n’ayant aucun dossier scolaire et abattus aussi par les conditions difficiles qu’ils vivent, et surtout le retard accusé dans les programmes, constituant ainsi de sérieux handicaps pour nous professeurs. Mais par contre, d’autres font montre de courage et perspicacité et cela sous la bienséance et la magnificence de l’Administration.
Kamissoko Senin, professeur d’espagnol à Rosey-Abantara Bamako, Mali

Letter 4 from Rosey-Abantara

Note de la semaine 18 Feb 2012

Des mesures internes à Rosey Abantara-Bamako

La situation du Mali, surtout de Bamako de nos jours, est telle que le Complexe Scolaire Rosey-Abantara a mis en place un système de sécurisation et de protection des élèves ainsi que des matériels didactiques dont il dispose. Cette protection est non seulement assurée par les membres de l’Administration mais aussi par tout le personnel du supérieur hiérarchique au subordonné.

C’est ainsi que l’Administration a procédé à la mise en place des comités de protection et de surveillance permanente composés de huit(8) à dix (10) membres (professeurs et autres). Chaque comité a pour mission durant une semaine de veiller sur tous les élèves et matériels didactiques, de l’ouverture de l’école le matin jusqu’au soir sans oublier l’heure de la réfection.

A cet effet, les responsabilités sont établies comme suit :

Le comité de surveillance et de protection doit chaque matin avant 7h00 assurer la garde et la surveillance des élèves au grand portail (contrôle de tenue vestimentaire, accueil, information et guides des parents d’élèves et autres personnes, gestion de l’affluence devant le portail, maintien de la propreté et même prévention de l’Administration en cas de mouvement des grèves ou autres perturbations susceptibles d’advenir au grand portail.

De plus, ce comité est chargé d’aider les élèves en terme d’organisation pour la montée des couleurs nationales chaque matin et de leur montée dans les escaliers. C’est ainsi que ce comité procède d’abord à l’accompagnement des élèves du niveau supérieur et les tous petits doivent attendre un instant avant que les grands élèves ne montent les escaliers. Ceci, dans le but d’éviter tout risque de bousculade et d’encombrement dans les escaliers. De même, les autres collègues ne faisant pas partis du comité de la surveillance doivent aussi être présents au quatre(4) niveaux d’étages pour veiller encore sur les élèves montant les escaliers. Et après, leur montée, ils sont alors suivis des tous petits qui sont le plus souvent surexcités et enthousiasmés, hâtes de monter les escaliers rejoindre leurs classes respectives.

Une fois, en classe, pendant les cours ; et au cas où surviendrait un évènement anormal ou trouble quelconque comme se fut le cas lors des évènements du Coup militaire, le professeur en charge de cette classe, a la responsabilité de protéger les élèves en les mettant à l’abri, de les calmer afin de ne pas céder à la panique et si au besoin les élèves doivent sortir pour des raison de grève (décrétée le plus souvent par les membres l’Association des Elèves et Etudiants du Mali(AEEM), nous procédons d’abord par l’évacuation des grands élèves et les tous petits, bien protégés par les maîtres, ne sortiront que lorsque qu’il n’y a aucun trouble majeur et cela, sous la vigilance très aigüe de l’Administration et autres professeurs. Leurs parents respectifs sont appelés d’urgence par téléphone pour venir les chercher et nous, chauffeurs, Administration et le corps professoral, nous nous assurons que tous les élèves, petits et grands sont bien arrivés dans leurs familles respectives en sécurité.

A la récréation, les membres dudit comité de la semaine et les autres professeurs, sillonnent les escaliers et la cour de l’école, pour maintenir l’ordre, la discipline mais surtout la propreté de la cour des salubrités.

A midi aussi, les élèves sont accompagnés au réfectoire (cantine) par les professeurs qui prennent ensemble le déjeuner avec ceux inscrits à la cantine tout en mettant de l’ordre et prenant soin des tous petits.

Le soir à la descente, les élèves, petits et grands sont accompagnés jusqu’aux voitures de transport sous l’œil vigilant des mêmes membres du comité.

Pour finir, un collège de professeurs sont chargés aussi d’assurer la sécurité, la surveillance des élèves au niveau du Terrain de sports.

Telles sont les consignes et comportements que doivent adopter tout le personnel du Rosey-Abantara Bamako en ces temps de crise, lesquelles mesures qui ont été prises d’un commun accord suite à une réunion extraordinaire tenue juste après le Coup d’Etat militaire.

Ces mesures sont strictement respectées surtout après la prise de la ville de Konna par les terroristes.

Merci à tous

Kamissoko Senin, professeur d’espagnol à Rosey Abantara-Bamako, Mali

Letter 3 from Rosey-Abantara

La note de la semaine:
Le quotidien des élèves et des professeurs du Rosey-Abantara à Bamako
La vie à Bamako de nos jours semble être une vie de cache-cache où chacun vit au jour le jour avec une grande peur au ventre évitant ainsi tout attroupement et toute marée humaine. Il faut le dire ici à Bamako, la crainte, la peur et la hantise sont les maîtres mots de notre quotidien ; surtout La déclaration de l’état d’urgence par le Président par intérim qui a sonné le glas de la peur et la crainte au niveau de la population.
C’est avec beaucoup de courage, de souci et surtout de notre devoir envers les enfants (élèves) qui font que nous professeurs, nous dispensons les cours à l’école et nous essayons au mieux d’expliquer aux élèves la situation qui prévaut ainsi de ce qu’est l’état d’urgence et quelles dispositions ils doivent observer au cours de chaque journée. Car, chaque jour, chaque semaine, ici à Bamako, nous assistons à des ballets de va-et-vient, des cargos chargés des militaires soit français ou africains, qui sont le plus souvent sur le qui-vive avec un arsenal impressionnant d’armements. Rien qu’à les voir à première vue, c’est un sentiment de joie et de gaieté qui nous animent du fait qu’ils sont au Mali pour nous aider à la libération de notre septentrion, mais il faut dire vrai, au fond il ya une grande peur, une peur de l’enlisement de la situation et une certaine honte de notre irresponsabilité dans la gestion de notre Etat.

Ce qui est la résultante de ce chaos que nous vivons aujourd’hui.
Mais par contre, nous sommes ébaubis du fait que certains élèves et nous professeurs, malgré cet état de fait, nous faisons montre de courage, d’abnégation et aussi l’obligation d’accomplir notre devoir de citoyen en enseignant bien.
Malgré l’état d’urgence décrété, en ville, bars et restaurants ouvrent toujours aussi tard, aucun barrage de police ou de gendarmerie n’est dressé sur les principales artères, les établissements scolaires et universitaires sont ouverts et les cours se déroulent dans une ambiance assez peu détendue.
Merci à vous chers lecteurs

Kamissoko Senin, professeur d’espagnol à Rosey Abantara-Mali

Letter 2 from Rosey-Abantara

Chers amis et partenaires du Rosey
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Comme actualité ici cette semaine à Rosey; nous, professeurs du collège et du lycée, travaillons d’arrache- pied pour la finalisation de la correction des copies de la composition de la première période, le compte rendu des devoirs ainsi que le calcul des moyennes trimestrielles; et cela dans un bref délai. Il faut aussi signaler que nous constatons dans l’ensemble et ce qui nous enquiquine le plus, est le fait que malgré les multiples efforts consentis par le corps professoral ainsi que l’Administration et de l’énormité des ressources didactiques dont dispose le Rosey Abantara Bamako (Livres à la bibliothèque et conseils-appui ), le niveau des élèves reste relativement faible.


De plus, l’actualité ici comme tous le savent, est marquée par l’accueil chaleureux réservé au Président français François Hollande à Tombouctou ainsi qu’à Bamako (place de l’indépendance). Tous les maliens, grands et petits saluent son courage et sa détermination dans la récupération du septentrion malien, et ont beaucoup apprécié son discours, sa franchise et surtout la reconnaissance de la France envers le Mali. 
Il faut dire aussi qu’à Rosey, nous ne demeurons pas en reste de ce qui se passe dans le pays. C’est ainsi que certains professeurs et élèves passent un temps soit peu des instants à échanger les idées, discuter et expliquer certains enjeux de ce problème. Nous, professeurs, avions aussi le devoir d’expliquer aux élèves ce qui se passe dans le pays et de connaître aussi leurs opinions, états d’âme sur la crise que nous vivons au jour le jour.
 Nous sentons une grande tristesse, découragement et un souci réel chez certains élèves de ce qui pourrait être leur avenir scolaire. Ce qui nous laisse perplexe et un tout petit peu sceptique dans la mesure qu’en Afrique, on sait quand commence un conflit mais l’on ne sait pas quand ça terminera.

Merci à tous
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Kamissoko Senin,
professeur d’espagnol à Rosey-Abantara, Bamako-Mali